Compte-rendu : Marathon des Alpes-Maritimes

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Hello ! Aujourd’hui je quitte la cuisine pour vous retrouver sur du goudron, en bord de mer, pour le compte-rendu de mon deuxième marathon entre Nice et Cannes. Après une petite mise en contexte je vous raconte ma course et je vous explique pourquoi j’arrête les marathons (pour le moment).

Une revanche à prendre

Ce marathon je l’avais en tête depuis le 7 avril… Le jour de mon 1er marathon ! Ce jour là, après 4h30 de course sans réelles difficultés, je passais la ligne d’arrivée du marathon de Nantes. Une émotion incroyable a l’arrivée, en pleurs dans les bras de Seb qui a terminé , lui aussi, pour la première fois la distance mythique 1h avant moi. Et puis, quelques heures après, la frustration d’avoir du perdre de nombreuses minutes parce qu’il n’y avait pas de toilettes sur le parcours et qu’après avoir passé 45 bonnes minutes au ralenti j’avais du sortir du parcours et faire la queue derrière les touristes pour enfin me soulager ! Alors j’ai décidé qu’il fallait que je prenne ma revanche, l’année suivante et de faire mieux.

marathon alpes maritimes

Encore traumatisée de mon début de prépa hivernale et de mes nombreuses sorties longues effectuées sous les pluies de printemps, je décide cette fois-ci de m’attaquer a un marathon d’automne. Et comme j’avais été un peu déçue du côté trop urbain du marathon de Nantes, je me suis dis que courir le long de la côte d’azur devrait être une bonne idée. Alors, c’est décidé, 2017 sera l’année du Marathon des Alpes Maritimes !

La prépa d’automne ?

Pas top finalement… Bien sûr, je ne met pas tout sur le compte de la météo, dès le début de la prépa, je n’étais pas motivée, j’avais perdu ce petit goût de challenge qui d’habitude m’anime pour les courses. Depuis que j’habite à Grenoble, j’ai plutôt des envie de trails, de chemins et de dénivelé que de faire des sorties longues sur du goudron ou des fractio sur du tartan ! Alors, si on ajoute à ça, l’automne qui arrive, la nuit qui tombe à 17h30 et le manque de lumière qui joue sur le moral, ça donne une Clémence pas très préparée (et pas très motivée) !

Le jour J

Arrivée sur Nice la veille, la météo s’annonce très capricieuse : “orages et grains violents” qu’elle dit la météo :/ Autant vous dire que la motivation n’est pas au maximum mais malgré tout, l’excitation commence à venir. Je suis contente de me relancer dans ce défi et je commence à avoir hâte d’en découdre ! Un petit run niçois, une bière, des pasta et au dodo.

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Lever 5h30, ça pique, je ne me suis jamais levée aussi tôt pour une course ! A 7h30 nous rejoignons nos sas sous une légère pluie, je repère la meneuse d’allure des 4h15 et papote un peu avec les gens autour de moi. C’est parti pour un autre marathon ! Je commence par suivre scrupuleusement la meneuse d’allure. Lorsqu’elle s’arrête aux ravito, je continue tranquillement en attendant que le petit troupeau me rattrape. J’ai une poche à eau et je me force à boire en même temps que tous les ravitos. Ainsi défilent les premiers kilomètres que je ne vois pas passer ! Je maintiens l’allure de 5’55 pendant plus de 25 km et je me sens en pleine forme, aucune douleur nulle part, le souffle impeccable, je n’ai ni trop chaud ni trop froid… je me sens super bien.

Les difficultés arrivent

Au 28 km arrive le moment tant redouté : la seule mais fameuse côte, annoncée à +30m sur le profil mais qui parait en faire 150 ! Et là, je sens que c’est le début des ennuis alors je ralentis en me disant que je rattraperai tout dans la descente. Je profite du paysage, je me laisse doubler par le petit groupe des 4h15 que j’avais laissé un peu derrière, je ralentis encore (je pense que j’aurai pu aller aussi vite en marchant, mais bon, on est pas en trail hein !). Arrivée en haut, j’allonge pour rattraper mon retard mais je m’arrête finalement au 30ème pour aller aux toilettes !

Je ne sais pas comment vous faites, vous les gens, pour ne pas avoir envie d’aller aux toilettes en 4h de course, pour moi c’était impensable de faire sans ! Je perds donc, comme l’an dernier quelques minutes pour faire ma petite affaire, mais surtout, au moment de repartir, finie la grosse patate. Après cet arrêt, j’ai les jambes complètement coupées, je n’arrive plus à reprendre.

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Pas très très bien la meuf…

Je repars donc très doucement et là, tout un tas de petites douleurs commencent à arriver : mal sous le pied, aux orteils, entre les cuisses, aux genoux… et surtout, j’ai faim et très soif ! Comme souvent, je n’ose pas manger, de peur de connaître quelques désagréments alors je me mets à boire comme une forcenée ! En l’espace de 15 minutes j’ai vidé le reste de ma poche à eau, englouti une boisson de l’effort (je ne sais même pas ce qu’il y avait dedans !), mangé une compote et englouti quelques quartiers d’oranges.

Le supplice des 10 derniers kilomètres

Le résultat ne se fait pas attendre : mon ventre est plein d’eau, il fait des bruits très bizarres et me fait souffrir. C’est maintenant que commencent les 8km les plus long de mon histoire ! Alors qu’au départ, je les voyais à peine défiler, maintenant j’ai l’impression de regarder ma montre tous les 200 mètres, de subir chaque mètre parcouru, mes pas sont lourd. Mon ventre se tord dans tous les sens et j’aimerai pouvoir vomir. Je marche, je cours un peu, puis je me remet à marcher… il faut dire que le parcours est devenu un peu valonné et je supporte mal les descentes et les côtes !

Le couple avec qui je parlais au départ me rattrape, il m’encourage, je me raccroche à eux pendant quelques centaines de mètres puis me remet à marcher. Au loin, on commence à voir apparaître ce qui doit être Cannes, putain que c’est loin ! Le problème d’un marathon en (presque) ligne droite, c’est qu’on à le temps de se poser des questions et de voir le parcours qui défile (ou pas)…

Petit à petit, mon visage s’éclaire !

Au 41ème, la tracé redeviens plat et je me motive pour terminer en beauté, c’est à dire, en courant ! Il y a de plus en plus de mon de sur le bord de la route, les encouragements se font plus nombreux et la motivation revient. Quelques minutes plus tard, je vois l’arche d’arrivée se dessiner (et la foule en délire !), un grand sourire apparaît sur mon visage, je suis heureuse, c’est bientôt fini, j’ai réussi. Pour la seconde fois, je suis marathonnienne.

Et alors ?

4h37, soit 7 minutes de plus que l’année dernière. Et oui, je suis décue. je ne suis pas du genre à me fixer des objectifs exagérés, à courir juste pour la performance, mais là, j’avais vraiment envie de faire mieux. J’étais tellement persuadée que je ferai moins que pour mon tout premier marathon.

Ce n’est pas à cause de cette déception que j’ai décidé de ne plus courir de marathon, c’est simplement parce que je n’y ai pas trouvé de plaisir. La prépa et ses longues sorties sur du bitume, courir plus de 4h sur une route dans un paysage pas funky, ce n’est pas pour moi. La 1ère fois, il y avait un enjeu, une fierté à jouer et une arrivée pleine d’émotions. Cette fois-ci, juste de lassitude, la hâte d’arriver et la satisfaction d’en avoir terminé. Alors non, je ne referai pas de marathon, pas parce que c’est trop dur ou trop éprouvant, pas parce que j’ai peur de ne pas réussir à faire mieux. Simplement parce que ça ne me plait pas et que, quand même, je cours pour le plaisir.

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Ps : vous remarquerez que je n’ai pas écrit “jamais”, parce que… qui sait, dans quelques années j’aurai peut être envie de m’y remettre !

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